Tout se passe dans une salle de bain, l’eau du robinet provient d’une altitude que la liste des fantasmes sous ses paupières cousues fait marsouiner dans un océan visiblement très chaud ; un océan de larmes avec des îles luxuriantes et riches en gisement pétrolifère ; les occupants insulaires qui flirtent avec la déraison, ont tous dénaturé les ressources dangereuses de ce lieu qui les a faits naître…
Lorsque les océans de phosphate capitulent pour mieux les enivrer, on peut les voir lithographier sur les murs leurs visions vertigineuses. Et quand la température du bain s’opiniâtre à les rendre à l’état de bêtes bêlantes et gémissantes, l’enfer du froid et de la faim les tenaille. Ils grattent alors les murs à s’en mettre les doigts en sang ; tout se passe dans la salle de bain et ils n’ont pas de mots occultes pour décrire ceux qui dorment et rêvent d’éternité dans leur baignoire…

