Poésie surréaliste NotesMat15

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Les insecticides d’orient

Tout en observant la constellation d’Orion pendant que les vers du poète anglais John Keats tournaient dans le disque dur, je me préparais mentalement pour un voyage à Johannesburg, et les karts ainsi se faufilaient dans ces ruelles où tant d’attentats avaient eu lieu. À Londres, pour faire blêmir les champs du Kansas et les cours boursiers lors de toutes ces morbides époques contemporaines, je me débattais pour faire revenir à la vie Kadhafi, et aussitôt à Prague dans la ville où Kafka était né, leurs genèses aux origines douteuses s’affichèrent sur l’écran de mon ordinateur…

En Judée, les oriflammes s’enflammèrent alors que j’accentuais un peu plus le côté noble de toutes ces bibliothèques de fictions et de non-fictions… À l’abbaye d’Orval, je méditais sur le vide, affûtais aussi ma vacuité que j’entendais vagir sans aucune prétention scientifique, sociale, ou économique pour ce monde déjà mort, tout ça en écoutant Dive de l’album Insecticide que je passais en boucle en mon for intérieur, comme Alex DeLarge avec son Ludwig Van Beethoven.