Cahier d’écolier dégueulasse, océan horizontalement délimité par la pluie, j’avais été expulsé de ma classe de futurs zonards : j’étais hors-jeu en parcourant la scène cendreuse de Moon-Walk, en démystifiant les litanies de Charles Baudelaire ; j’étais aussi hors-jeu lorsque furtivement j’avais ouvert les cartons à l’entrée du grenier.
C’était le temps retrouvé : cet interminable jacassement entre les miroirs de bordel qui réfléchissaient le sommet de l’iceberg. Un iceberg que j’avais appâté à l’aide d’un hameçon particulièrement meurtrier pour surprendre mes assaillants, pour jouer dans la cours des grands en provoquant des esclandres sanglantes, et enfin pour apporter un nouveau élément déterminant sous le capot de ma Rolls Royce : des perceptions qui s’esclaffaient de n’appartenir à personne, de n’avoir aucune signification ; des perceptions liées comme des ligaments au baril de cognac qui s’étaient détachées du cou de mon Saint Bernard.
C’était la chienlit, les heures et les minutes sans structure : la présence de cet halo au-dessus de ma tête ; ce fut aussi le début d’une aventure farfelue ! un relevé de compte aux matrices décroissantes ! l’acuité d’un poème décourageant, humectant et humecté par les ombres, les morsures du soleil et les autres fantaisies indénombrables.
Au galop, ces fantaisies fuyaient la grêle, les averses, la galle ou la peste ; comme pourchassées par des dragons. Leur fin fut vraiment brutale. Je crois que l’inquiétude me gagnait…
