Poésie surréaliste NotesMat15

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L’Acropole mystique

Etreignant la largeur comme la longueur, le fond comme la surface de sa mémoire, les conceptions de l’acropole en terrassant les lumières du jour par leur descente et leur amas duveteux de poussières ; impossible d’exprimer le jour mat produit par ces néons qui lui donnèrent naissance !
En accumulant les passerelles de cuivre, les plates-formes où l’on raturait, notait, essayait de nouvelles combinaisons de mots de passe, où l’on tentait de définir la profondeur des abysses grammaticales, on avait fait construire par tant de chevauchements la fosse noire en dessous de l’acropole.

Face à la pluie diluvienne, au déchaînement de tonnerre et d’éclairs, je remontais le sentier en toute hâte, traversais l’enfer du laurier au même rythme, vers le rocher en surplomb qui, pantelant et huant, perla comme un écho.
Il y avait ici et là des expositions de peinture, des peintres grelottant dans le vent silencieux, émettant une pensée mystique monochrome bleu qui détermina alors l’opération fiévreuse quand ils tapèrent CTRL X.
L’ex-esprit du haut quartier dont les parties restaient inexplicable piaillait sans limite, hérissé d’épines, harnaché au punch et aux mille fléaux noirs en commerçant sa semence pernicieuse d’escargots tapissiers !