Poésie surréaliste NotesMat15

• •

L’Orient torréfié !

L’Orient m’avait ôté une épine douloureuse du doigt de pied en attisant les plus folles, les plus ésotériques recherches ; en cueillant aussi la lumière tremblotante, la lumière du monde sur son nombril, après de gargantuesques bols de café, j’allais user ma culotte courte sur les bancs des écoles occultes.

La caféine agissait comme une fraiseuse à l’intérieur de mon crâne en me plongeant corps entier dans les feuilles de bananiers et de caféiers ramassées en tas par une pelle aussi démoniaque que pacifiste : des feuilles comme les feuilles de papier que je noircissais et qui étaient alors exactement identiques, excatement rectangulaires. Ainsi, sur leurs veinures et dans mes veines, je les assemblais en reproduisant l’éventualité d’un ensemble de neuf mesures, d’un ensemble lubrique aussi…