Suivant le sillon d’une obscurité sidérée par une explosion épiphanique d’éclats de lumière, je démontais ses jouets en les recréant, en pinaillant leurs points de suture, leur semblant d’illusions silencieuses.
Ma langue de bois exigeait un goût de cendre encyclopédique, des appels téléphoniques débridés claquant au fond du terrier, à cent pieds de profondeur sous la terre noire pour retrouver la mystérieuse inconnue.
Les jouets étaient révoltés, mais ils virent leurs rangs s’agrandir. Leurs résines grises crisser sur le gravier comme des ongles sur un tableau noir, leurs voix se mêler aux jouvences des bloc-notes mercenaires aussi… et les principales images de leur idéologie disparurent, bercées par la chaleur humide qui régnait ici.
Des pin’s émaillés s’effondraient en prenant leurs teintes organiques et en les enjambant après des travaux de cuir et de sciage ; des pin’s haletants qui avaient hacké toutes leurs lignes. Terrassés, les jouets rejetaient de l’urine, du sang menstruel et leur matière fécale par le nez ; ce nez qui, pantelant et huant, fit perler leur préhistoire comme un écho.
Il y avait aussi leurs larmes de plancton grelottant dans le vent silencieux, émettant une pensée mystique anisée bleu, ce qui déterminait la direction fiévreuse à suivre : leur domicile céleste, à savoir en haut d’une branche de saule pleureur qui piaillait sans limite, cette nidification aux origines hérissées d’épines, harnachées au punch et aux mille fléaux noirs laissés à la postérité.
En commerçant leur semence pernicieuse d’escargots tapissiers, les jouets préparaient Noël en se perçant les oreilles jusqu’à faire saigner la dernière passe d’une putain encore inégalée.
La tapisserie couverte de Pat Benatar et de Kurt Cobain, en poussant les poutres et les bûches de Noël dehors et en représentant l’intérieur d’un Soap Opera passif, avait commencé à peler et à se décoller des murs.