En entrant presque fugitivement sans toc-toc comme un goujat plié et lié chevilles aux corps, comme empaillé par le cri obscur et rouge d’une forêt de sapin aux origines fulgurantes, en entant dis-je dans la dynamique hackée de leurs fichiers vieillissants, aux vioques je lançais le cordon ombilical de la lampe foetale encore branché au courant et crac ! Alors tout s’effondra.
Ainsi par la porte encore entrebâillée, aussi rapidement que l’escampette de ce flash-back qui rendait ses longs zigzags temporels, je les vis massacrer -les vioques- à leur tour et à la tronçonneuse une garde-robe de toute beauté appartenant à la Famille Addams ; de mon côté, avec ce qui restait je débroussaillais maille par maille la fine lingerie de la mère Addams !
Oh ! le magnifique cul black sur white que je vis apparaitre après cette opération délicate ! Oh quel chapeau et quel crépuscule gonflé à bloc, harnaché aux aiguilles de sa montre Hermès ! Son tic-tac pixelisé et brillant comme un saphir à l’intérieur du mécanisme de la montre m’avait littéralement cloué sur place : j’étais pris aux pièges, seul un électrochoc pouvait me faire décoller.
Il tournait sur lui-même, en spirales confuses, Jack -l’un des vioques- et en visionnaire de l’écriture fendit l’air avec ses ailes de papier pour bloc-notes ; ces ailes de papier qui, en s’ébattant, offraient du haut de la branche d’un saule pleureur des cotillons en poudre, des pin’s de Woodstock. Pin’s émaillés tout en nuances improvisées comme ces virées chez les Addams…