Poésie surréaliste NotesMat15

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Carnet de Poésie : Scentless !

Sous-système d’un sous-système d’un sous-système s’écoulant à colin-paillard le long des icebergs déstructurés comme l’Ajax WC qui joue le Scentless de Kurt, notre programme d’enseignement du jour nous avait mené loin, très loin, trop loin ; jadis à contre-courant, maintenant désaccordé, cru, grenu, je gueulais des « Go Away » en perpétuel mouvement, eux-aussi à contresens ; en embaumant la sauvage amertume du plancher ciré et en me pressant contre de hautes fenêtres sales jusqu’à attendre l’acquiescement du Patron : soudain la confusion qui tintinabula jusqu’à me rouer de coups de tatanes dégueulasses ; j’étais aussi bien en tant que précurseur un ensemble autant qu’une sous-partie. Le germe démocratique d’un seul organisme unifié pourtant. 

Des murs traçant des 8 en anticipant sur ce qui allait bouger, se prostituant en longs corridors frénétiques et crépitants, et le seul et unique dollar sectionné par des courants d’air refroidissant au soleil. Comme les bananes, les médiums ou le Scentless de Kurt.

Scentless au grand gabarit qui nous récompensa d’une séquence d’actions impersonnelles, oscillantes le long de la corde fixée sur la première branche de l’arbre cure-dent. Des forces biologiques innées, natives de la braise osseuse, ou des scènes d’architectures fantastiques, diffuses et disjointes, en nous séparant de leurs nuances essentielles, dans la neige, remportèrent haut-la-main l’unique dollar.

En dépendant du jeu de l’oie auquel j’appartenais, il émanait, en produisant un bourdonnement déconcertant mais grandiose, de nos programmes scolaires, et à chaque fois que je le sacrifiais cet unique dollar survivant, des kyrielles de femmes dégingandées réunies en cabales, presque organiques, vivaient de cette pichenette sanguine, et à chaque fois que je revenais, blême et sans le sou, dans mon immeuble par la porte tambour phonétique, le Scentless décodait pour moi mon absence de fraîcheur, ma trop maigre satisfaction et alors minuit sonnait et soudain le doute me basculait dans un autre monde, un monde aux lignes de code en grand deuil qui se débrouillait très bien sans moi.