Sous le poids atroce d’une illusoire culpabilité, une faveur insigne et le plafond au-dessus de nous brusquement se fend : un long zigzag qui fait pleuvoir du plâtre sur nos cheveux. Au sommet d’un col, les Cavaliers déferlent à la surface comme les vagues d’un océan sans fin, créant ce séisme encore inégalé.
La peinture, en prenant des teintes organiques et représentant les principales images de notre idéologie, commence à peler et à se décoller des murs. Elle enfle en masquant l’entrée de notre refuge souterrain où la foule, à grandes enjambées, s’est engouffré à l’intérieur afin que leurs chiens ne parviennent jusqu’à nous.
A présent, dans cette pièce qui ressemble à une sphère, nous sommes plongé dans l’obscurité qui a tout engloutis. Le Pacte est brisé : les Cavaliers viennent de Pologne et sont tous fugitifs, comme nous, traqués par une armée bien plus puissante, montée sur des pachydermes aussi voraces que hargneux.