Ombres noires, vies antérieures, mystères des temples osseux, monticules érigés comme des sanctuaires et pour tanner le cuir sombre de l’aurore à venir et ses reflets de braises vivement hâlés, le pain de seigle.
Au delà d’un plain-chant s’élevant à l’unisson, à travers les chambres venteuses de la nuit en mesurant leur progression, les énormes feuilles du bananier se désincarnaient et les fleurs septentrionales bambochaient en mettant en ligne les miroirs et en doublant la pointe de l’île où tout était recouvert par la savane.
Quelques temps auparavant, nous en avions obtenus des couleurs écorchées à l’aide de nos appareils photographiques, des couleurs pour engendrer de l’or ; sur notre passage, même les montagnes se désagrégeaient et seules quelques notions d’échanges suffisaient à combler nos notes. Nous venions de mettre au rebut les espèces blanches contenues dans les yeux des singes fossiles : une véritable désolation qui se trouvait à quelques milles au large de l’embouchure de la Plata.
Elle dormait toujours, j’étais encore assis sur un rocher lorsque les réalisations charnues firent jonction comme un prolongement d’histoires fantasmagoriques ou comme la queue d’un jeune crocodile !