J’ai hissé
L’émiettement de la nef basse
Des racines s’étirent doucereusement
et doucereusement elles défilent devant moi
En galopant, en moissonnant, en se frayant un chemin
parmi les niveaux, les mystères nocturnes, les gens déjà sur orbite
Sautillant, offrant leur paysage olympien, offrant aussi leur synthèse
à la faible lumière ; se faufilant, ce sont des hommes, des ombres
Le temps s’est écoulé lors de cette virée ombrageuse
Obéissant, recyclant ses oeufs brouillés, le temps
a semé la fatigue des siècles morts et dehors
dehors l’univers chipote encore
Dehors l’univers ne vaut pas un rouble
Dehors c’est l’ailleurs où les gens savaient lire et écrire
Le plan tendancieux des ordinateurs a tout nettoyé
Le plan spontané de l’orfèvre qui aimerait écrire ce poème
Sur ton tendre sein, qui accuse diverses réactions
en hissant les composés de l’ouïe
On arrive à la fabrication des produits mathématiques
à l’administration des passeports