Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Un passeport pour les siècles morts

J’ai hissé

L’émiettement de la nef basse

Des racines s’étirent doucereusement

et doucereusement elles défilent devant moi

En galopant, en moissonnant, en se frayant un chemin

parmi les niveaux, les mystères nocturnes, les gens déjà sur orbite

Sautillant, offrant leur paysage olympien, offrant aussi leur synthèse

à la faible lumière ; se faufilant, ce sont des hommes, des ombres

Le temps s’est écoulé lors de cette virée ombrageuse

Obéissant, recyclant ses oeufs brouillés, le temps

a semé la fatigue des siècles morts et dehors

dehors l’univers chipote encore

Dehors l’univers ne vaut pas un rouble

Dehors c’est l’ailleurs où les gens savaient lire et écrire

Le plan tendancieux des ordinateurs a tout nettoyé

Le plan spontané de l’orfèvre qui aimerait écrire ce poème

Sur ton tendre sein, qui accuse diverses réactions

en hissant les composés de l’ouïe

On arrive à la fabrication des produits mathématiques

à l’administration des passeports