Poésie surréaliste NotesMat15

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La station d’Ōji Kick

Coupée ou scotchée à la vue de sa métamorphose spectaculaire, la station d’Ōji Kick jouissait d’un réseau inanimé de souterrains reliés par un système insolite.

Un système insolite qui, en remontant ses allées et ses alvéoles, avait aligné sur le papier des erreurs de transcription, des erreurs de dératisation.

Aspiré par de courtes et confuses respirations, aveuglé par des associations lumineuses d’idées fécondées par ses trous noirs, je traînais parfois dans la station d’Ōji Kick, nu et noir, en écoutant l’assistance téléphonique baisser de volume progressivement et disparaitre sans perspective de revenir : le cauchemar se renouvellait sans cesse.