Poésie surréaliste NotesMat15

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Edition Antérieure. La Geisha Van Gogh.

Rapidement, se fermant à contre-courant et issus d’une équation à peine résolue, nous liant pour toujours aux jacinthes kafkaïennes, des corps de femmes nues imaginaient pour nous des silhouettes d’origine africaine, expérimentaient à l’orée du bois d’autres existences ; en développant une certaine familiarité avec les feuillages des ombres noires autour de nous, nous étions des insectes, des insectes glissant et s’épanouissant selon le dessus sans dessous,  des insectes qui évoluaient dans la pénombre lorsqu’elle tomba son oreille-coupée dans la tasse face à moi. La rêverie pouvait commencer à dériver de l’autre côté de la pipe d’opium.

Un arc-en-ciel et un silence que nous avions rejoint, préoccupés par ces étranges expériences, un cerf-volant et sa maîtrise fringante pour faire pousser des reine-marguerites dans son jardin d’agrément, et dans son potager légendaire, je remarquais aussi des plate-bandes de chou-fleur dont le narcotique richement issu de nos combinaisons d’alchimiste, récoltait depuis le fond sans fond de notre esprit de nouveaux horizons, à travers ces magnifiques kimonos à étreindre… Mais la folie me gagnait peu à peu. Un véritable incendie.

Sur son passage, une collection d’effluves, dénué de toutes ces grappes de couleurs fastueusement temporaires, facilitait un réseau de possibles, un réseau de romans en attente et en terre. Son oreille avait été découpée selon les pointillés de tous ces kilomètres parcourus ; à l’intérieur de la yourte subsistait son extraordinaire ardeur coincée dans nos gorges. Son carbone 14 brûlait au fond de nos souvenirs.

Soudain j’entendis les bégaiements et les balbutiements de cette geisha devenue soudainement impératrice, couper les blés du champs d’à côté, c’était bien après la cérémonie du thé.

Je lavais en toute conscience le sous-sol lorsque j’entrepris alors de réaliser un montage cinématographique avec ses cordes vocales naissantes. De très petits oiseaux au plumage coloré, se balançant trop près du vide, renouvelait sans cesse l’image de cette femme nue qui m’était apparue et m’avait incité à délaisser ces méthodes d’écriture trop complexes.

Ah ! Tant d’amoureuses tribulations et quel Tao si énigmatique et tant de flocons de neige suspendus !