Poésie surréaliste NotesMat15

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Les apprentis de la fiction

Au-dessus de la fosse noire : la valse surannée des petites grand-mères malingres caressant le poil sauvage des forêts X. En dessous : ces apprentis de la fiction assemblant sur les grands chemins des quartiers d’oreille-coupée jetée aux oubliettes comme leurs céphalées industrielles suivant de longs travellings d’autoroutes, délimitées par la pluie, qui se perdent jusqu’aux cataractes minérales du non-être ; suites de vision infinie numérotée et attribuée à chaque changement d’altitudes ou de latitudes !
Aux racines de ces attitudes électrisantes, forant et solidifiant toutes ces images creuses et terrestres, l’évanouissement ou la mort imminente qui chevauche leurs trachées en silicone noir, tant annoncées par les médias. Dans tous les sens par pure fantaisie et effet mimétique à force de rattraper le basculement générateur du sens de la vie, ils ne pouvaient retrouver la fugacité des instants familiers.
Juste après leur sinistre incident et tous ces algorithmes générés par l’étrange logiciel de la fosse noire, la somatisation probable d’un état d’angoisse exaltée par leurs organismes presque limpides qui firent chuter à toute vitesse la température au-dessus et en-dessous !

Un inachèvement ésotérique, électrique ou téléphonique retrouvant par petits paquets de rayon fugace leurs réactions presque mathématiques comme cette façon d’examiner le plafond les yeux brûlés, cette façon de les interpréter objectivement alors que la pluie, avant de percer l’humeur tremblotante de leurs lampes de poche hésitant entre ces ellipses et ces indices, inondait sous les grandes voûtes leur monde si sympathique, leurs points de vue si impressionnistes, si virtuels, si avilissants. C’était ainsi la seule opacité, le seul instantané de leurs inventaires à la Prévert !

La seule opacité, le seul instantané entraînant quelques années auparavant à leurs suites les serpentins de leurs braies, de leurs cottes de maille en lambeaux, leurs bandages de momie piratée, hackée ou de simples poètes inconnus.