Poésie surréaliste NotesMat15

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La piste Scoff

Sur l’écran : des listes de fantasmes fermement liées chevilles aux corps subdivisant mon cerveau en divers bafouillages.
Ensuite, toujours sur l’écran : un chemin baigné par une lumière tamisée et des parallélogrammes de lumières éclatante qui tournaient, se croisaient et se succédaient à la manière d’un kaléidoscope jusqu’à sillonner les rails du train et tout ce tintouin – Nirvana étant le rythme, la palpitation, les pieds actionnant un orgue ou l’hélice soufflant interminablement un vent hivernal ; la piste Scoff par moment presque syllabique qui remontait à contre-courant, entourée d’anguilles noires et luisantes, puis découpée et balayée par le faisceau de nos lampes de poche, sciemment, synthétisait dans l’obscurité la guitare désaccordée de Kurt Cobain.

Sa coloration singulière abattait à la fois négativement et positivement nos lourdes pensées.