Une terrible vengeance burroughsienne allait s’opérer dans l’ombre.
La nuit ressemblait à la peinture d’un moine castré, la nuit réaménageait et étalait ses séquences aussi cinématographiques que télépathiques sur une toile virtuelle, lymphatique, aux différents dénivelés périphériques.
Sans émotion ni parjure, une nuit fugitive et stridente ; nos armées de hackers avaient battu en retraite, occultant toute l’emprise des champs de bataille ravagés, vus dans une lumière crépusculaire, un sentiment de mélancolie gluante.
Négligeant ce blues qui nous peignait tous le cœur en mauve, les séquences de la nuit divisaient l’architecture spirituelle de nos ordinateurs en une pléthore de fonctionnalités ordonnées et viables seulement d’une quinzaine de jours.