Poésie surréaliste NotesMat15

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Complainte

Partant d’une excitation de nerfs téléphoniques, serpentant autour du trou de la fosse sceptique laissée ouverte, quelques pluies diluviennes, boueuses, emmènent les feuilles mortes du chêne pour mémoriser cet effluve indécise : l’imposture d’un mal et ses racines qui soudain transportent dans tous les azimuts un drôle de goût bigrement inorganique de vie gâchée et inachevée.
Un langage de plus en plus ironique glougloutant étrangement comme cette complainte revigorante au fond de mon jardin, et, pour dernier recours, un rayon de lumière écaillé projetant ses probabilités et autres notions mathématiques pour sortir de leur organe sexuel.
Familièrement colportée par la sève d’un arbre à soie, la rigueur hivernale pleine d’obscurité désargentée s’octroie les veillées d’armes, les nuits blanches et leur charme d’Aneurysm fauve perdu à l’insu du bon sens et pourtant tant aimé. Je l’ai donc achevé, avec des airs pensifs d’ibis debout sur une patte, en déséquilibre, l’œil encore ensommeillé d’artefacts pornographiques et de liquide diesel coulant sur le paddock !