Poésie surréaliste NotesMat15

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Autour de nos deux corps immergés

Des faisceaux crépusculaires altérés, comme momifiés par le néon titulaire hésitant et, entre leurs moignons, cherchant l’onomatopée encore vierge, leur descente vertigineuse. L’éveillé rêveur appréciant leurs veillées d’armes, leur tracé logique aussi, leur rêve qui semble aimanté par ce vide sidéral et chaotique et qui s’octroie le câblage libidineux des grands chemins passant sous les stèles de marbre rose, d’une minéralogie douteuse cependant !
Nous regardons ces mollusques effondrer leur subterfuge qui s’entortille dans nos tubes de peinture ocre rouge comme de la viande ahurissante dans une gamelle pleine d’échos silencieux. Ici, se glissent autour de nos deux corps immergés leurs véritables et authentiques fantaisies, quoique fallacieuses parfois, la texture de leur sac de sport, de la même couleur que ces si belles lumières ; mais elles ne reprendront jamais vie !
En se vivifiant et en voguant sur les écumes de l’air libre, l’irréalité équatoriale de leur cartomancie qui a remplacé un ancien jeu d’algorithmes serpentant aussi autour de nos deux corps immergés. Puis, en s’inspirant d’un rayon de lumière tremblotant, écaillé, la lumière de ce monde en silicone noir, qui a été jetée aux oubliettes.

Dans l’obscurité, doucement, autour de nos deux corps immergés, leurs sabres de samouraï projettent mollement au fond des limbes le seul avantage des voyages en train ; nos deux corps immergés émergeant enfin du fond verglacé du lavabo !