Poésie surréaliste NotesMat15

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Transhumance noire

Chauffé à un degré providentiel, un monde en silicone noir retrouvé parmi des bornes extensibles de taoïstes qui couraient abandonnés de chambre en chambre avant de se faire plaquer par les plans fixes, perpendiculaires, délavés de la caméra.

Un système de fils électriques et organiques reliant Angela à ce monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants. Un brin trop affective, Angela a évincé les taoïstes en les arrimant à cet abîme alvéolé, hypnotique : une trouée qui lustre et fusionne avec sa nouvelle vie sans commencement ni fin, un ensemble d’univers qui soupirent et fusent sur les prédateurs impies en harcelant leur esprit pissant jaune et en s’approchant toujours plus près du soupirail de sa vieille maison.

Le larçin alors revendiqué, succombe le programme informatique de cette transhumance, un rien formaliste, en se précipitant dans le vide.