Des fantômes sous la forme d’orgasme blanc hantaient le ciel étoilé au-dessus de notre lit.
Plantés là ces fantômes comme des sourires anglais, comme branchés à des appareils à raclettes, comme des petites filles qui n’osent l’avouer, leur bêtise, ces fantômes ralentissaient la mélodie du piano et firent soupirer le violon magnifié par les éclats de nos deux photosynthèse.
Comme des débiles, ces fantômes qui respiraient une sagesse étrange, associaient les combinaisons successives de leurs tables de montage spectrale avec des syllabes aussi feutrés que le long de notre rue en pente, étroite, bordée de maisons lourdes, hautes et noires.
Hautes et noires les maisons avec leurs composants pas vraiment raisonnables, étudiés pour se perdre dans les profondeurs du Nil, ces maisons bourgeoises ressemblaient à des corniches rapprochées ; avant de remonter notre rue, les fantômes continuèrent ce qu’ils avaient commencé : nous surprendre avec un calme verticalement transparent, nous surprendre, leurs têtes levées au-dessus de notre lit, laissant place à une petite partie de la mer méditérannée, déesse de la matière ô combien vivante !