Poésie surréaliste NotesMat15

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Tableau noir !

À l’origine des paons qui font la roue : ce délire d’ornithorynque, cette séquence d’actions impersonnelles qui défie les lois de la physique ; ce délire bien goupillé que je dépose vaniteusement à tes pieds ô toi la peste dominatrice !
Courant le long de la feuille de papier, proposant entre les lignes des rêves tarifés, des parfums de Flaubert ou de Dickens pour relancer peut-être ton capricieux tropique holographique !
Hélas l’archipel où ton incarnation pimpante m’est apparu a disparu définitivement : alors, en regardant toujours plus loin vers l’ouest, j’ajuste les bandelettes qui serrent tes pieds éléphantins ô toi l’infirme pauvresse !
Dans mon bureau je rédige ensuite comme une partition de musique une suggestive science-fiction. Et tes vingt ans comme un regain de jeunesse vilainement attardée perpétuent le récit esquissé sur le Tableau Noir.