Poésie surréaliste NotesMat15

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La Cape Cod Tonneau de Béryl !

Il y avait, sur notre chemin, des faubourgs où les femmes marchaient sur tant de pieds avant de regagner le coffre de notre voiture : le monde allait bientôt riposter, ouvrir sa gueule de vide-ordures qui s’exclamait sans rancune imputable et jeter ses doux parfums d’hématomes, l’estomac vide.

Alors, en s’armant énergiquement d’un heaume de guerre, nous partions à la guerre couvrant toutes les connexions Internet ; et de guerre lasse l’amovible architecture spirituelle de leurs ordinateurs revenait empoisonner le silence où l’on entendait parfois des sanglots : ici, les indigènes devaient fêter Noël qui les mettaient à l’agonie et dans son coin Noël crevait doucement, sans empressement mais sans interruption, comme une jungle de lianes, de guirlandes clignotantes et d’oiseaux exotiques.

Pour réorganiser un continent tout entier, ensorcelé par les épopées, dans les ténèbres de la nuit, de la Cape Cod Tonneau de Béryl, son inextensible clair-obscur, jadis ordonné et inventé par la seule pensée latérale je raflais tout sur mon passage en pénétrant sur leur territoire.

Pour relancer démocratiquement les lignes téléphoniques putréfiées des négociateurs, jetées de façon linéaire, la Cape Cod Tonneau de Béryl avait fait de son âme un grand espace que je lapais comme un reptile, comme le sang-froid des plantes tropicales.