En se risquant du côté des montages en boucle superposés pour imiter le vacarme du cosmos, en traînant aussi sur le comptoir en ivoire comme la photosynthèse d’un jaune d’or très pâli fouillant une anémone de mer, je sirotais mon thé au jasmin qui s’infusait, qui pénétrait les narines, qui ressemblait à la peine ou à une phobie quelconque.
Je sirotais aussi mon café du Kenya qui me laissait perplexe, qui débordait, ou qui engageait une conversation avec Dieu.
La caméra continuait à filmer sauvegardant les oracles de Béryl, balayée par la pluie pour rôtir l’herbe jaune des nazis ; et toujours cette anémone de mer qui, à la manière d’une araignée, sacrifiait sa toile au plafond en ajustant ses bijoux en or avec nos pâtisseries lactées !
Pour vieillir pessimiste, pour faire monter l’arôme de ces gouttes de pluie sans tain, Béryl se frayait un chemin parmi les vieilles lanternes au rythme syncopé qui rougissaient comme elle, réchauffant le soir nos larves jaunâtres d’orang-outan !