Poésie surréaliste NotesMat15

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Les mercenaires bouddhistes

Perpendiculairement dépendant de leur réincarnation : une ribambelle de moines bouddhistes méprisés en faveur des opprimés ; de nouvelles possibilités apparaissant suite à ce jeu incessant entre les voyelles un tantinet poétiques.

De douces créations de l’esprit aux faïences bleues qui ont la formule en tête et qui s’opposent aux iguanes en battant en retraite. Et tous les mercenaires qui sillonnent les lignes de tirs et qui font virer leurs rêves en cauchemars à la hussarde. En série, ils produisent de l’huile essentielle loin des villes grises avec le fruit des arbres cure-dents.

Dans le puits, depuis l’autre bord du gouffre sans fond, des faïences très picaresques qui, en réparant, en restaurant la machine laissée sur le champ de bataille, prévoient un apocalypse numérique avec des phrases découpées au cut-up ; elles récoltent les bijoux, les diadèmes de l’empire quand, soudain, une sonde spatiale américaine entre corps et âme dans l’atmosphère.

L’idée d’en découdre pour un mal endurant, vomissant tendrement les anneaux d’or de Saturne, évite le pire et de reconnaissables bouddhistes finissent tête-bêche dans le caniveau pour coupler une préparation aromatique.

Enfin, il y a une hutte de naufragés et une famille à l’intérieur dans le vacarme du combat, le rugissement de l’incendie ; la famille étrange se lève à l’aube pour se laver les dents, pour puiser l’eau du puits en jetant une pierre au fond. Il existe, lorsqu’un train se rapproche, tout un monde vierge là-dessous !