Poésie surréaliste NotesMat15

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L’Acropole Vénitienne

C’était un dimanche, à l’intérieur de l’Acropole Vénitienne, qui s’annonçait particulièrement maussade en raison des kyrielles de gondoles coulées.

Ou presque coulées parce qu’en réalité les temps des espaces narratifs n’étaient plus aux premières loges pour assister à la naissance de ce vecteur pathogène sévissant dès l’entrée de cette Acropole

L’Acropole ? Des nymphettes nues, en sortant de la baignoire verte en forme de yoni environnée de savons, de shampoings, d’éponges et de jouets érotiques, se précipitait pour vous accueillir malgré cette vénérée, cette bien vivante maladie vénérienne.

Dans la salle de bain de l’Acropole Vénitienne, décrites dans les archives des derniers textes de la bibliothèque de l’Acropole, des varicelles transmettaient aux nymphettes d’autres vecteurs pathogènes qui venaient à bout de leurs résistances, de leurs efforts pour reconnaître le visage des acteurs pornographiques… En effet, la substance fantomatique de ces derniers, venant d’un Eldorado hollywoodien où l’on produisait des films, était rarement perçue, même par les nymphette de l’Acropole.

En effet, seulement appréhendé de loin, ce substantiel souvenir, alors que les vidéos étaient maintes fois visionnées, disparaissait comme le beau temps quand on débutait l’escalier de l’Acropole, avec le gazouillement des merles ; des merles moqueurs bientôt cloués au-dessus de la grande porte de l’Acropole.