Poésie surréaliste NotesMat15

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La matrice d’un monde novateur !

Un monde novateur, un univers révolutionnaire même, et puis dessinée dans l’argile de ces marchands de thé Pennyroyal, la représentation de leurs rêves tarifés, de leurs corps gras cachés, en se parant d’or, de rouge ou de flocons de neige, dans le dark Web. Ce dark web qui guette, pour toutes ces poupées gonflables placardées sur les emplacements publicitaires, l’heure de l’illumination pour nous vendre des racines de gingembre ou de la lessive avariée (alors qu’il s’agit en réalité de viande pourrie de veau réduite en poudre).

L’illumination aussi des vitrines se parant elle-aussi d’or, de rouge, et de flocons de neige, où tout brille, où la féminité de ces rues s’illumine et sent le sapin vert et d’étonnantes toiles virtuelles… Leur monde ? A l’aise comme les gens qui ont l’air joyeux quand cette matrice des tribus jamaïcaines, africaines, ou amazoniennes, met des guirlandes autour de ces tableaux bienveillants, représentant, un air crispé sur leur visage, Ulysse penché sur son carnet de voyage…

Et ce dark web ? Piloté, commandé par ces putains de gamins qui contiennent le rire des douze hyènes féroces, il réduit en poudre les ascèses des câbles… devant le DVD du dernier Harry Potter, comment ces gosses parviennent-ils à diriger d’une main de fer les grossesses et les avortements de cet univers qui ne peut s’adapter à la période des fêtes ?

Alors, on ne change rien, il suffit d’héler leur dernière réincarnation naissante, latente, tringlée dans tous les sens… Et la pluie du succès vient alors investir les lieux.