Tout d’abord, j’avais grandi en tétant le lait des grands yacks, une altitude rouge et fumeuse dans la main noire, ce groupuscule encore actif dans les yeux de la Geisha… Et pour être entraînée à la dérive, programmant un nouveau langage informatique, la geisha trempait son visage dans son bol de café, le café ravivant ce désir d’erreur et de dérision. Ainsi, aussitôt filmé par la caméra, je dérivais avec elle et elle riait des histoires que je laissais suspendre comme les seules fricatives avant l’aurore.
Renonçant à l’austère maîtrise de moi-même, il y avait toujours le parfum entêtant du café car par pelletées, des doses mousseuses et mâtinées de cafés avaient été administrées dans la cafetière ; ainsi, parmi ces odeurs énergiques, s’étendait face à moi un chemin lumineux et tranquille, et pourtant encerclé d’une multitude d’iniquités, pour ainsi dire une simple suggestion de chemin où je glissais sur l’asphalte rugueux.
Ce fut comme la lueur d’un DeepKiss de série B ; l’humble frou-frou guilloché des billets de banque s’attardant dans mes poches. J’avais affligée la monnaie de pensées très tendres ; et je me tenais raide comme le cierge vierge d’un court-métrage revisité.

Quelques temps auparavant, à une époque où était apparue la naissance du récit, de mon aventure mais aussi de mon terrain de chasse, j’avais préparé un café bien noir, et la geisha, au réveil, m’avait adressé un sourire éblouissant, sein pointant en avant de manière tout à fait classique, robe de crêpe pourpre tendue sur son corps.
S’étaient alors installés entre nous les ténèbres de Babylone où régnait un bric-à-brac kafkaïen, alors seul maître des lieux.
