Cette Acropole, c’était la réconciliation de toutes les acropoles, l’ardeur vitale et cachée de tous les venins qui coulaient dans nos veines : oh ! quelle inaccessible parabole ! pourquoi tant d’affectivité pour sa géographie ! pourquoi écrire en sanskrit cette harmonie fragile et menacée alors que le quatre quart du djihadiste devenait purée sous les pas des pachydermes de l’Acropole !
Pachydermes qui avaient rattrapé l’armée des singes mercenaires. Il y avait du sang craché dans leur tasse ébréchée, il y avait au fond des rétines de ces singes un hominidé parfum qui partait tôt à l’usine le matin.
Il y avait comme des fleurs terrifiantes le long du chemin royal menant à l’Acropole, il y avait comme des souvenirs se développant sous la forme d’un tweet lorsqu’on colorait la rivière en contrebas de produits toxiques.
Ainsi, je respirais l’essence de leur fabrication, je réanimais toutes les valses mélancoliques sous l’Acropole que le djihadiste avait fait partir en fumée en massacrant la peuplade nue de cette acropole qu’on avait construit en vibrant sur notre tige. Cette tige qui langoureusement baignait dans la nappe phréatique la plus profonde.
Au centre du rectangle de l’Acropole, il y avait des kilomètres d’effluves d’encensoirs ; il y avait aussi au centre du rectangle des icônes qui se recueillaient, s’évaporaient à chaque embardée sexiste. Leurs idées luisaient comme des ostensoirs, se noyaient généreusement dans leur sang satanique.
Chamboulant toutes leurs définitions dans la poussière des greniers de cette construction à présent en ruine, un vent de coton vint blêmir ma machine à écrire : c’était l’ébauche admirable d’une odyssée, c’était enfin le spleen sapant les colonnes corinthiennes de l’Acropole, comme une caricature baudelairienne, comme un cliché rimbaldien, ou comme le portrait d’un personnage esquissé par Tristan Garcia, dans son recueil de nouvelles : 7.
