Des alvéoles de cire larvaire par kyrielles, des scribouillards d’un âge indéterminé, des gouailleurs qui prennent un bain visiblement très chaud : ils transpirent à chaudes gouttes et les pages du livre qui sont contre le Système sont extrêmement humides.
Puis il n’y a plus rien après : rien que des barreaux noirs pour masquer mes fenêtres. Et pour ne plus jamais voir ce livre anarchiste tout petit, format 11 X 18 qui passe bien, couverture souple et pages douces au toucher, le néant crépusculaire.
A sa lecture un éparpillement exotique d’idées provenant sans doute d’un asile d’aliénés. Une édition madrilène d’Alianza Editorial, collection « El libro » à la pointe de toute la technologie existante. Et, sur la jaquette, le parcours d’un illuminé comme Jorge Luis Borges…
Aspiré par le siphon de la baignoire, aveuglé par la lance des glaciers fiers, il disparait à jamais, laissant au fond de la baignoire des arabesques absolument remarquables.
Maintenant, il peut se mouvoir dans une autre dimension, maintenant il peut commencer le massacre des bébés baleines et se perdre dans les jungles amazoniennes. Ou dans les ruelles de New-York…
