
Les Vikings et leurs larmes de sapins verts
Autrefois, dans le grand cahier des vikings, écrivant avec le lait de la pitié, les lignes saccagées par des narcotiques sanguins, espacées et surchauffées d’excitation, de ferveur sanglante, on racontait que cette tribu se dépensait chaque jour pour en arriver au stade où les muscles se contractaient… leur cœur aussi dépassait le cap des îles silencieuses, pour construire des cathédrales ou des temples d’idées mortes, pour interroger les auspices aussi : leur cœur saccagé lui-aussi qui ruinait la santé des grands mammifères marins par leurs drakkars pulsant des ondoiements écervelés de phylactères barbares…
En tombant encore davantage au fond de leurs tasses de thé aromatisé au carbone, leur vigilance prenait son pied et leurs corps avec leurs bras et leurs jambes se tordaient comme des étranglements de craie et de fusain séchant au soleil demeuré et composé de verreries précieuses. Ainsi, tous les vikings, leur roi ayant parcouru des kilomètres défoncés à la colle, étant désormais sur un piédestal d’ivoire, parlaient la langue des phylactères pour décrire leur jogging du matin à travers les montagnes ; ces montagnes qui allaient verdir ces royaumes conquérant sans cesse de nouveaux sommets… Et en haut de ces altitudes qu’un physionomiste ne pouvait reconnaître, ils retrouvaient leur maître (Maître Yoda peut-être) et sa clique de baba cool herculéen.
Alors tout éclata soudain dans les remous de leur bain chaudement approvisionné en charbon ardent : l’architecture sacrée et génétique de ces sources où mourraient les narcotiques les plus dangereux, en s’effondrant comme un morceau de banquise, mettait en doute la véracité de leur exploit en pays conquis… et la morphine qui résidait au sein de cette idée, les talismans de cette force obscure cahotant entre les mondes chauffés à un degré providentiel, tout ça dans leur forme rayonnante, tous ces espaces-temps imaginés pour éviter le vide-ordure n’étaient que les pivots des phénomènes ventés, dessinant à pic dans le vitrail de leur église des présages funestes et recevant ces stimulantes fins de siècle hérissées de monstruosités napoléoniennes par télépathie avec d’autres conquistadors…
Ces stimulantes fins de siècle, ces bulles de gaz s’échappant de Vénus pour massacrer les populations terrestres, ces vitres cassées coupant les poignets et les mains de bronze des artisans quand ils les ramassaient en mille morceaux, enfin ces pensées de guerre sainte oubliées et hérissées de pythons noirs émergeant à un moment où l’on s’attendait le moins, bref tout ça aussi contribuait aux apparitions et aux disparitions de leur Vierge sanctifiée ; son poison venimeux comme l’huile essentielle extraite des branches des sapins, avait fait naître des représentations de pivoines maléfiques sur leurs vitraux mais, si on étudiait à fond les probabilités, il y avait cependant en leur défaveur le secret artificiel de tous les azimuts à conquérir et qu’ils ne pouvaient assimiler.
Vivifiant poison ! Leurs yeux bleus, chargés, au cours des tentatives d’extraction de ces pivoines, de THC rhétorique et sans issue, brûlaient alors et la lune disparaissait de leur subconscient photovoltaïque mais aussi leurs larmes disparaissaient aussitôt, dès que leurs lampes de poche fouillaient l’obscurité à la recherche de la Vierge en provoquant d’immense dégâts : des catastrophes toutes sonnantes qui encombraient spirituellement le fût des robots ferroviaires !
