À l’intérieur du van et depuis le clairvoyant Scentless de Nirvana, j’imaginais la guerre du Viêt-Nam comme un cartoon qui voudrait devenir poème : une histoire de jeunes filles libres de leurs mouvements et de clair-obscur sans voix pour éclairer par leur intelligence le monde, leur monde…
Oscillant entre les troupeaux de yacks et les questionnements frénétiquement reniés de ces théoriciennes, fugitivement pigmentés, fantastiquement sur la voie rassemblant toutes les genèses du clairvoyant Scentless…
Sa préhistoire ? Les variantes théâtrales de ces êtres en question qu’on peut retrouver dans les pages des livres de poche. Et ces genèses ? D’incongrues crémations sur notre pauvre île en manque de lumière flottant dans les vastes ténèbres : des vengeances uniquement intellectuelles racontant l’odyssée de ce monde surchauffé d’excitation, de ferveur et d’effervescence soudain éteinte, ou bien des étreintes qui pochent au vitriol les décibels de cette chanson de Kurt Cobain.
