Poésie surréaliste NotesMat15

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En têtant le lait des Grands Yacks

Tout d’abord, j’avais grandi en têtant le lait des grands yacks, et, au cours de cette enfance, un pléonasme rouge et fumeux dans la main noire, ce groupuscule encore actif dans les yeux de la Geisha, balançait ses watts dans mes oreilles de gosse rebelle… Et pour parfaire verticalement les dérives des nouveaux langages informatiques, le plâtre du plafond du domicile céleste où j’étais né, enfanté par la geisha, tombait et égrénait des verrues programmées pour sentir mauvais… Sales au point de tremper mon visage dans son bol de café, mais sans jamais parvenir à raviver ce désir d’erreur, de dérision et de perdition que le café a habituellement pris ses habitudes sur moi. Ainsi, à Wellington où tout devait finir et l’adolescence aussitôt commencer, possédés et filmés par la caméra, nous dérivions avec ce sentiment incongru d’être abattus, les épaules voûtées ; ce sentiment débutant d’autres histoires regorgeant de potentialités infinies qui voyageaient toujours avec nous…


Renonçant à l’austère maîtrise de moi-même, il y avait toujours le parfum entêtant du café et nos dilemmes nerveux, et nos nerfs par pelletées en devenaient vulnérables ; nos potions magiques, avec leurs doses mousseuses et mâtinées de caféine, trouvaient la formule pour nous réfugier dans cet Endroit : ce lieu mystérieux, perdu entre les tendres décibels pour faire la police à Washington et d’autres Espaces-Temps prémonitoires.