Poésie surréaliste NotesMat15

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Le Périple

À Bristol, pour agglomérer dans la ville une élégance d’ensemble impérialiste, verticalement dormant dans le lit mauve des hémisphères synthétisés comme une mélodie qui s’éternise, le bacille se développait et lâchait sévèrement du lest au régime autoritaire de cette cité radieuse ; une mélodie qui s’affranchissait des impuretés alchimiques.

D’autres fins de romans laissaient comme un arrière goût d’arguments mal définis sous les tas de glace et de neige qui entravaient toutes les lames muettes de la première page. À Bristol enfin, il y avait aussi d’autres organiques vécus mais ils étaient si peu représentés qu’ils disparaissaient après les stances des diables babillant avec les tueurs en série.

À Londres, un film de Stanley Kubrick qui précédait un appel manqué développait d’atroces stratégies pour en finir avec le monde. Ce monde ? En s’attribuant les victoires cancéreuses de l’au-delà et ces murmures précipitant la jolie description d’une kermesse au fond d’une crevasse, il proposait tous les voyages possibles et imaginables jusqu’à la ville sainte. Mais je préférais m’intéresser au parchemin caché de Jack Kerouac en le découpant sans me préoccuper du message et de cette horloge accrochée au plafond.

À Edimbourg, avec un jeu éducatif qui s’efforçait d’explorer la fange, il y en avait des foules d’ennemis… Et parmi eux une jeune femme nue, qui s’empressait de chercher sa jarretière dans son panier de fortune, déclinait les saisons et leur maturité avec ses pinceaux, avec ses toiles aux couleurs paradisiaques.

À New-York, un étrange restaurant : lorsque je rentrais dans le restaurant la tension était au maximum, magnifiquement refoulée par la houle dehors comme une bouteille à la mer : des relents sans aucun souffle attisaient le pouvoir de l’imagination…