J’étais encore engagé pour attraper des courants d’air par la moelle, pour combattre aussi la noirceur de tous ces cœurs reposés, aux battements irréguliers cependant et, parmi les listes des conjoints aux affaires patrimoniales importantes, les dossiers et les feuilles d’impôt qui remplissaient les conditions adéquates pour payer l’entretien des fontaines Wallace, d’autres piles dépassaient et m’obligeaient à tenir mes engagements concernant ces courants d’air ; des courants d’air courbant le dos des bouddhas fossilisés sous le poids de ce dur labeur : un travail aux intentions absurdes, qui réclamait de scribouiller d’autres listes, les numérotations téléphoniques de tous ces gens qui s’apprêtaient à rompre l’isolement, la solitude provoquée par le Covid 19.
Ce fut ainsi qu’il vint, ce vent glacial, envahir les plaines arctiques et dormir sur nos carreaux qui acquéraient par leur puissance photovoltaïque la chaleur des tableaux encadrés dans les manoirs que Baudelaire avait lui-même visité… Celui-ci voyageait encore, même mort, grâce au pouvoir de l’imagination des peuples de l’antarctique ; et pour sécher l’encre d’Hunter S. Thompson, il lui apportait sur un plateau d’argent des courants d’air empruntant des couloirs d’aération que même les monstres les plus vils n’osaient s’échapper…
Ils se contentaient de visiter notre monde par télépathie en commençant par les égouts et en finissant, survoltés, par les salles de concert ; ainsi Hunter S. Thompson et fils se surveillaient prudemment pour communiquer au mieux les mots ingrats que ces créatures bizarroïdes avait épinglé, des phrases se rapprochant davantage du registre des précieuses raffinées… Tout ça, en racontant sur du papier recyclé, glacé et à présent entre les mains de Thompson qu’elles allaient tomber simultanément les déesses de la lune et les comètes terminant la scène de ce poème !
