Du nettoyant pour vitres afin de nous acharner sur les ombres que procure la soupente de cette vieille voie ferrée, notre seul abri face à l’impitoyable oppression de la canicule, un combat millénaire ! Un ultime affrontement entre les lambeaux de ces tissus maculés de crasse et de sang qui composent notre couche !
Des kyrielles de dieux transmis et sublimés de génération en génération afin que les hivers d’autrefois ne nous protègent plus que sommairement ; pour se tenir prêt, droit dans ses bottes, l’un à côté de l’autre pour cuver la dureté des vins consanguins et de la traverse en bois, une liste de grand frère, jetée sur le papier comme les premières conditions de notre succès à Melbourne : d’abord, pour lutter et pour procéder par ordre d’idées et pour les séparer par des quintes de toux dans les établissement pour légumes du troisième âge où croupit Kaphrium, le fondateur des hommes-rats, il faut, avec un haussement d’épaule qui convient dans ce fief paumé, dans cette contrée grouillante de gnomes rétorquer à toutes les incendiaires pensées qui pourraient nous passer par la tête.
Et puis, en regagnant la surface, l’objectif étant de profaner une sépulture, en cette fin d’après-midi dissimulée sous un ciel de jade, avec cette vague impression d’appels d’oiseaux très mal-aimés dans le voisinage, il y a aussi du son Grunge envoyé et un show-business rapidement éteint.
Pour sonder entre elles les âmes de nos adversaires, ces gens d’ici qui parlent volontier et d’un air emprunté d’euthanasie, il y a encore les délassements, quoique frileux, ou les pitoyables fragments d’os de ces personnages qui en ont tous ras-le-bol de vivre mais, dans la plupart des cas, le suicide n’est rarement envisagé.
Pour dégainer le premier, le shérif ou le maire, pour pallier aussi à ce problème, organise gratuitement des cours d’éducation sexuelle dans la salle de la commune, espérant ainsi générer dans tous les foyers des histoires d’orgasmes en série. Une dernière bataille en parallèle et sur le point de démarrer pour étaler leur science que des nébuleuses sectaires ont récupéré et leurs monstrueuses chambres d’auberge, une aubaine pour ouvrir à minuit des ateliers de spiritisme, improvisent des feux de cheminée que ces hommes et ces femmes préfèrent attiser plutôt que de prêter une oreille attentive aux shérifs ou aux maires autoproclamés…
Enfin pour se tourner vers ce genre de pratiques occultes qui les aident, disent-ils, à mieux vieillir, à mieux appréhender l’au-delà et pour se dégager du frottement animal, ils enchaînent les attaques rapides sur plusieurs points vitaux à l’aide de poupées vaudous et les procès-verbaux comme seules autorités permettant aux diables de nous visiter ou encore d’améliorer leurs communications avec eux.