Poésie surréaliste NotesMat15

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Un désir d’émeute et de perditions !

Mon goitre photographié par tous les passants, qui pendouillait aux abords des habitations bien gardées, j’avais dans ma poche le zéro des bourgeons à replanter, compris entre la valeur 4 et 9 : ils produisaient, ces bourgeons, un désir d’émeute, suite à cette panne de réseau mobile qui s’était additionnée avec le brouillement des ondes hertziennes rendant les postes de télévision caduques.

Un authentique bourdonnement de plomb mortel mais sans dommage, suivant un découpage compliqué, picorant la voix téléscopée qui provenait de ma poche kangourou…

Ma poche kangourou ! Un vrai Capharnaüm à grandes lampées éparpillant leurs motifs, leurs courbes et leurs wagons de sauvetage dans ce quartier chic !

Cependant, il y avait encore la police et des CRS dans la rue pour canaliser cette meute, les gouvernements ne voulaient pas lâcher aussi facilement le pouvoir, ou même négocier, ils projetaient d’envoyer l’armée pour maintenir l’ordre et ils évoquaient déjà dans les coulisses la possibilité d’ouvrir des camps où les plus nuisibles seraient enfermés, voire pire.

Ces stimulantes idées hérissées par les branches des sapins de la forêt d’à côté et qui menaient dans tous les azimuts, les armées des nations étaient agitées par la seule rhétorique du pouvoir en place… sans issue ces discours disparaissaient du subconscient photovoltaïque des sanguinaires lampes de poche en provoquant d’immense dégâts : des catastrophes toutes sonnantes qui encombraient spirituellement le fût des robots ferroviaires !