Poésie surréaliste NotesMat15

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Demain, l’Océanie

Sur une échelle démesurée, moteur à l’arrêt, la descendance démoniaque de ses pieds nus au-dessus de la boite à gant… et du Projet Blair Witch concoctant dans le triste cerveau de traumatisants modèles d’Océanie fiévreuse comme la pluie qui s’abat sur la carcasse de la voiture.

Parvenant aussi de la boite à gant, le bourdonnement de son Tamagotchi, avec de l’écume aux lèvres, de la mousse d’eucalyptus, des larves déchues de leur génétique, à la fois frivoles et grimaçantes, d’acier, éclatant entre nos tempes.

Et toujours au-dessus de la boite à gant, des papiers comprenant des zéros et des uns, mais aussi ses pieds nus, ainsi que des bestioles aux museaux qu’on ne voit que dans les cirques, veillent par leur douce chaleur à harmoniser le lieu… une description parfaite du monde surréaliste où nous vivions, non ?

Et sur les arêtes des chapiteaux de tous ces cirques où elles se sont échappées, j’imagine que les traits des scribes moqueurs, chanteurs, railleurs qui ont enfanté le début de ce texte, se durcissent… les arêtes des chapiteaux ? Une Nef centrale avec des arcades regroupant, d’après les dernières interprétations avant la Nuit, toutes les gammes néfastes des bûchers léchant par leurs flammes naissantes les pieds de tous ces univers : du néoréalisme le plus cosmologique repartant à la chasse et véhiculant, tout en brûlant, les plus belles crémations jusqu’aux arcs, se dressant à l’approche des rêveurs, aux architectures spirituelles plus prudentes que les combustions de ce moteur à l’arrêt.