Poésie surréaliste NotesMat15

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La violence de cette scie énigmatique

En soulevant par leurs rumeurs narratives et à chaque opération mentale des planètes comme Jupiter ou Saturne, au commencement, sans commune mesure et à chaque rentrée d’argent, à chaque structuration génétique sur les plates-formes au milieu des gouffres, la violence de cette scie énigmatique, la nuit, avait ravivé leur synesthésie.

Et, de cette synesthésie, j’en avais fait un lieu d’habitation où les kyrielles de fils électriques couraient jusqu’à leurs embranchements, alimentant les étranges machines sophistiqués qui me semblaient trop compliqués à utiliser, comme autant de disques durs d’un genre nouveau, improbable… et improbable était aussi leur imprimante qui débitaient des billets de banque aussitôt partis en fumée car je dépensais sans compter au village d’à côté qui n’avait pas encore été déserté. Ces gens qui avaient peur de tout…

En soulevant par leurs rumeurs narratives leur côté sadique, cette scie aussi étrange que le plus jeune des frangins l’utilisant, même en Enfers, s’arrêtait de temps en temps pour faire une pause, dans son laborieux travail et alors elle pouvait inspirer et expirer cette pauvre dévotchka dont les membres, devant tous ces banlieusards indifférents allant au travail, avaient été amputés.

La dernière fois que je vis cette scie enfin satisfaite de tout ce sang en filets rouges ruisselant, quoiqu’elle affichait encore péniblement un sourire de saillantes matrices et d’algorithmes ésotériques, ce fut sur l’écran de ces ordinateurs qui souffraient de séquelles internes irrémédiables.