Tout d’abord à Brisbane comme au commencement de toutes choses, j’étais lycéen avec les outrages des murs aveugles qui n’avaient pas lieu et place dans les contreforts sibériens, comprenant un vendredi 13, et je n’en avais aucune idée.
Les Murs aveugles : pour les détruire, sans aucune prétention scientifique, sociale, ou économique, le chant des rivières, les mélodies de l’album Insecticide, les longues nuits d’hiver et d’autres histoires qui ont le don de réactiver cette vieille névrose sous l’hégire ; les murs aveugles de ces nuitées où j’ai vu passer dans un état second des trains de marchandises avec à leur bord Supertramp le vagabond aux cheveux blonds comme Isis.
Des murs aveugles pour les faire paître dans des champs de phosphate comme des solutions d’habitation ailleurs sans devoir faire appel à l’imagination. Ou encore des murs aveugles portant des mâts de misaine, des idées folles inventées dans un cimetière indien, où en transe ils s’effondrent…
Des murs aveugles comme la récolte du son, sous l’égide d’un père, le pasteur du coin aux comportements que ses amis, connus du lycée, décrivent comme meurtriers ; et comme finitude avant de voir les seins de la petite paysanne qui a monté en kit ces constructions indépendante, écrasantes de beautés funestes, il faut côtoyer les cimes enneigées et toute forme d’association, de lugubre temporalité, de mythiques opérations du dé…
Avant leur vaniteuse destruction, une épître, qui a été écrite afin de ménager la surprise que ces murs aveugles et révolutionnaires leur réservent : la déception aussitôt effacée de tous les bibliothécaires ayant, par un dur labeur, indexé leur numéro de série sur le web, a circulé parmi ces gens sans sou, clôturant d’avance les inutiles débats que leur perte aurait pu générer.
