Commençant par de mystérieuses rhétoriques, le manuel des potions du Prince de Sang Mêlé pouvait bien sûr résoudre les rêveries de tous ces intrus qu’on voulait oublier ; des rêveries en wagons de luxe qui étaient en quelque sorte escamotées ou réduites en descriptions sur Pierre de Rosette…
Selon Tom Jedusor, la magie noire de l’opium en décuplait, en multipliait de la salubrité langoureuse par son désir de tout mettre en boîte, de ranger dans les rubriques interdites : ces archives manuscrites qui racontaient, au-delà de tous ces étranglements de craie et de fusain séchant au soleil demeuré, comment les créatures royales, les plus inhumaines parvenaient à se volatiliser.
Ainsi, volatilisées parmi les troupes de saltimbanques parcourant des kilomètres défoncés à la colle, de mystérieuses rhétoriques que Tom Jedusor avait fait naître et verdir dans son cerveau malade et qui étaient aussi sanguines que leur créateur. Alors, quel était, tout aussi sanguin, leur rôle ? Il consistait à orienter les wagons de luxe, destination la Vallée des Rois, sur les rails des marchands de marijuanas, d’idées fécales ou de résines nauséabondes éclatant par intermittences dans le cerveau…
Ces résines ? Des résidus que la palpitante république, en contant l’histoire de leur architecture, interdisait d’acheter ou de vendre, ces narcotiques plongés dans une soupe d’autres résidus tout aussi infects et s’effondrant par leurs architectures spirituelles comme des morceaux de banquise. Et infecte était aussi la magie de Tom Jedusor accueillant dans une bassine les cercles concentriques de la morphine ; celle-ci, diffusée afin de détruire et de s’acharner davantage sur tout ce qu’on pouvait mettre en boîte, elle allaitait de son lait de pensées troubles les origines blafardes qui résidaient au sein de cette idée, l’idée malsaine et congédiée de Tom Jedusor.
Même les talismans d’une autre force obscure n’avaient pas sa force, la force magique et souterraine de Tom Jedusor ! Pour s’étouffer parmi les sables et les mondes africains, chauffés à un degré providentiel, et les distiller en parfum matriciel de vide-ordures aux équations sans inconnues, Tom Jedusor recevait suffisamment et assez de ces armées stimulées et hérissées de monstruosités napoléoniennes pour narguer les hussards informatiques.
Ces hussards, que son navigateur sur internet avait engendré, méprisaient ces ombres aux sanguines, fantastiques formes pyramidales… elles aussi hérissées par les branches de la forêt de sapins d’à côté et qui menaient dans tous les azimuts ; au cours de leur tentative d’extraction, leur rhétorique sans issue avait disparu du subconscient photovoltaïque des sanguinaires lampes de poche en provoquant d’immense dégâts : des catastrophes toutes sonnantes qui encombraient spirituellement le fût des robots ferroviaires !
