Poésie surréaliste NotesMat15

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Meurs un autre jour


Je vais me réveiller avec un mal de chien qui campe au prétérit entre mes deux tempes, tandis qu’en dépliant leurs queues, les bestioles des mages noirs vont faire voler en éclats les apparences quelconques de leur espèce : je me réveillerai dans le canal de la Fosse Noire, si c’est ça que tu veux… Tous les spécimens de Sigmund Freud, pour une psychanalyse d’un potentiel suicide, représentent des apparences d’espèce innocente en fait, comme les rudimentaires rats de laboratoire qui, oui ou non, entreront dans le labyrinthe de ton utérus.


Je vais embrasser une certaine partie de tes recherches sur Google, restée en partie sur Terre pour un rôle de médium cabotin, clôturant dans mon cerveau, ce crâne de cristal, chaque plan saisi de mes scénarios morbides et orchestré et manipulé par une quantité de primates venus d’une lointaine galaxie dynamité.

Je garderai ce secret, ce secret sécrétant des graphismes maléfiques qui ne proposent que des challenges à la dérive, bien au chaud, cette chaleur glauque n’étant censée que rééduquer et sauvegarder ces rats de laboratoire de la mise à jour révolutionnaire 666.667.668. Et je verrai le résultat à travers l’écran des plus grands hackeurs qui me regardent étrangement puisque ici, oui ici, je ne pourrais qu’écrire des poèmes confectionnés par Satan : un authentique culte barbare, se combinant à sa façon pour les beaux yeux des monarques discutant entre eux au sujet du prix de ton existence.

Après bien des rampements grunge pour arriver à la bouteille de vodka, Sigmund Freud analysant mes orifices qui sont soumis aux vomissements cancéreux, je traînerais à ma suite, comme subterfuge, toute la noirceur des asiles psychiatriques pour un dernier adieu.

Qu’il soit arrivé de loin ou d’ailleurs…