Poésie surréaliste NotesMat15

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Matrices Rimbaldiennes

Tout d’abord, le trajet circulaire des lignes du programme informatique, presque taoïste par sa capacité à chasser les vers de Rimbaud hors de leur territoire adoptif, s’écrivait à l’envers tout comme les mots du poète, brûlant toujours au soleil. Tout comme les langages binaires, au goût de bananes, tout comme ces autres lignes du programme informatique décrivant ou affolant les ailes de ma Rolls.


L’écho de leurs sons diffusés dans l’espace commençait par une erreur et avait fait naître au prétérit des pylônes. Des sortes de femmes immobiles qui se couchaient jusqu’au fond du ravin à notre passage.
En chemin, révélant l’unique règle d’or, argentée de ces univers je réalisais un poème pour Malory, cette mélancolie qui devait bien sûr perdre la foi.


Avant de rentrer chez elle et de retrouver cette vérité authentique, conçue par la sensualité elle-même afin de retrouver aussi l’obscurité déformée par tant de félicités, quoique les illuminations doctrinaires de Rimbaud ne pensaient pas du tout à tout ce mal, je devais rétablir le bon fonctionnement, aux couleurs cachées sous son tablier noir, de cette machine à écrire les synapses qui prêchaient religieusement le silence.

• Rouge : une blessure d’encre comme une vague icône, qui venait s’ajouter aux essences originelles.
• Bleu : une peinture murale qui, par virgule épurée à force d’amours éreintés, se brisait brutalement à cheval sur le temps.

A la vue de ces couleurs comme des impasses parallèles, j’avais frémis devant leur froide lumière égarée !