Poésie surréaliste NotesMat15

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Pour achever le niveau Z

Pour faire trempette dans la pinte de Bukowski, les ailes de mouche de Stephen King, afin de parvenir au point de non-perception et pour meubler le vide immense, se dessinaient dans sa gueuse et leurs flammes, d’un feu, d’une sensation de brûlure acide et creuse mais comique, se compromettaient jusqu’à très tard avec un clair de lune taoïste… Ici et là, avec le goût du houblon dans la gorge de Bukowski, des clowns épicuriens, comme des divinités, propres comme des sous neufs mais sans un brin de jugeote, embrasaient ce clair de lune taoïste.



Et pour tenir la distance, ce clair de lune, aussi taoïste que médiéval, dès qu’il touchait le sol, enchaînait, entre les pages d’une bible pour églises fantastiques, des fins de siècle somptueuses… leur territoire délimité par la nuit.
Pour achever le niveau Z, toujours au sous-sol, je rêvais d’illuminer ces percées informatiques sublimées de génération en génération qu’il étendait en secouant sa crinière incendiaire.

Pour anticiper la mort des combattants, il y avait aussi, sur les épaules des femmes fumantes comme des gouttes d’eau, larmoyantes comme des veillées noires, un revers corrigeant les secousses d’une caméra d’amateurs.
Les pauvres baraques explosaient sous le choc, anticipant d’autres échecs, d’anciennes détresses sans un seul battement de cœur.

Nous étions deux pendus pantelants dans un univers sale qui cherchait toujours de nouvelles connaissances ; dans un lieu désert, notre sincérité, trop prompte pour être froide, réfléchissait les romanesques cathédrales voûtées, laiteuses et sanguines.
Par solidarité on voyait nos brelans d’as trouver leurs failles secouées par les cimes stimulantes ; leurs failles mnémotechniques qui ne pouvaient échapper aux changements de trajectoire des chevaliers mérovingiens.

Pour échouer au fond de la voie lactée, en prenant les mots de passe sur place, je tâtonnais dans le noir ; je conviais le feu à tout reprendre pour entrer dans les grandes familles des fictions bâclées sur le papier.

Je m’en allais chercher la bonne humeur des geôliers qui aimaient se focaliser sur les pratiques obscurantistes des cours d’assises !

Pour aller d’un point A à un point Z, dans le sanctuaire où l’on s’était réuni pour prier, nos pensées répétitives commençaient à affoler la panse des consommateurs et, par leur incontrôlable utopie à réaliser, elles avançaient l’heure du sommeil par une étroite ouverture vandalisée !

L’intervention du rêve infaillible, sans obstacle, avec, dans le voisinage, des animaux nocturnes pour venir à bout d’une communauté Alien.
Pour désamorcer cette situation, il y avait dans ce monde onirique, parmi les slogans scandés par les manifestants dans la rue, une femme agenouillée : une énième tentative perdue mais une situation stratégique pour le mystère de la vie ! Les protestations de la rue disposaient en cellule souche leurs créations folkloriques !

Enfin, pour connaître l’intrigue de cette histoire malgré la chute du plâtre de notre plafond et un marasme qu’on ne pouvait mettre à bout sans pacifier la zone, le rituel était parfaitement organisé autour des frères Karamazov mais avec tant de déchirement de tambour qu’on finissait par s’évanouir dans le black-out d’une soupe noire à la Gainsbarre !

Et ainsi, nous allions, avec, pour seul arôme, l’impact des gouttes de pluie déstructurées qui couraient sur le comptoir en ivoire jusqu’à l’exténuation. L’exténuation ? Des cauchemars qui profitaient du ciel gris pour crapahuter dans la montagne, animant des caméras, des perches, des projecteurs et des ombres chinoises : ce fût dès lors qu’une triplette de rois métamorphosée, cette exténuation escaladant malgré tout les falaises à mains nues.

Pour prendre la poudre d’escampette, de tumultueuses forces obscures, enveloppées par la lumière qui se reflétait sur mon écran, chassaient les rois de la grande famille et les turlupinaient par leurs belles feuillaisons d’automne.

Des duels à l’épée et tutti quanti dans ce pays où seul le Bouddha avait échoué avant d’étendre l’épidémie et déloger les vandales là où il n’y avait plus d’herbe : c’était pourtant le même monde, cette soupe noire à la Gainsbarre, ce monde qui se concentrait uniquement sur l’arôme déplaisant, épicé du chewing-gum surprenant des filles jadis connues par Bukowski… Un hommage aux sacs à dos pour les novices de la route qui ressemblaient aux bruissements des étoiles et qui traversaient par leur profondeur matricielle les égouts avant de déambuler ou de vadrouiller dans les rues de la ville.

Cette ville ? Des assemblages de chemins de fer qui suspendaient les vallonnements du paysage dans le vide en suivant les buttes à l’extérieur de la citée. Et là, au creux de cette vague, des macchabées mangeaient des cookies au gingembre et innovaient en écrivant une fiction à la Bukowski sans parler, sans rien ; de magnifiques poésies comme une haleine fétide, comme les sonates de Beethoven ou comme le typhus qui contaminait le mental flou et leur destinataire !

Franchissant à cette heure un terrain vague qui était bien trop désolé pour parler le mandarin, Beethoven, en tâtonnant dans le noir, décomposait cet univers mourrant avec de poussives étoiles crémeuses comme les rouages d’une machine cassée.

Tout ça afin de lancer un nouveau djihad de l’autre côté des portes des hôpitaux psychiatriques référencés et formés par des amas de galaxies. Enfin il y avait un cobra qui serpentait entre leurs blessures de verre et il n’y eût plus que des échappées belles parmi les voix lactées : une saisissante supernova qui récidivait ce mandarin, cette Sonate sucrée en envoyant en morse les données de mon ordinateur ; pourquoi, dans cette machine démesurée, la nuit de l’orient était-elle alimentée à la morphine et à l’urine alors qu’il n’enfermait dans son disque dur que des étendues d’articles synthétisés et pas le moindre sens mnémotechnique ?