Des alvéoles de cire larvaire par kyrielles, des scribouillards d’un âge indéterminé, des gouailleurs qui prennent un bain visiblement très chaud : tout se passe dans une salle de bain, l’eau du robinet provient d’une altitude luxuriante et riche en ressources dangereuses…
Des alvéoles de cire larvaire et les yeux de la Geisha qui me regardent alors que je suis nu dans la baignoire, des scribouillards il n’y a plus rien à dire ; ils sont comme entraînés à la dérive pour avoir tenté d’aimer et leurs langages informatiques, dehors, génèrent parmi les consommateurs un désir d’erreur et de dérision : filmée par la caméra, cette foule acclame les gouailleurs riant de leurs histoires insipides que je laisse traîner en papier journal aux pieds de la baignoire brûlante.
Une femme s’endort en haut d’un toit, c’est la nuit ; un oeil clos, l’autre ouvert et le dictionnaire grammatical qui attend sur sa table de chevet, il n’y a même plus le téléphone à côté pour la réveiller. Dans la soie noire de la suie, elle s’octroie du temps libre. Au commencement est née alors la dormeuse, ou la cheminée, ou ce monde de la force qui ensevelit sous ses cils les rayons des étoiles. Son rêve ? Du zinc oxydé, une palette de négations sous la huée imaginaire des hackers, un moutonnement oriental !
Un moutonnement noir : des jeux de cartes de Poker enduit de lissage, une quatrième de couverture aux horizons boursiers quand la pluie acide allume alors les abîmes comme seule fricative avant l’aurore… Il y a aussi cette longue et douloureuse progression des mercenaires qui cherchent la geisha, cette femme anguille à la Vilnius Poker qui, face à la lumière de ces tréfonds où l’on ne viendra pas nous trouver, automatise et désamorce les miracles que les pages du livre ont créé.
« Pour guérir, comprendre n’est pas nécessaire. » Elle avait coutume de dire. Et j’étais d’accord avec ce point de vue, que je prenais parfois pour un indice, d’autres fois pour un inachèvement.
« Hâte-toi, à chaque opération mentale, de rattraper la dernière correspondance et de retrouver ainsi le fond de l’impasse, et, et seulement si tu arrives à recréer en imagination la fugacité de cet instant, découvre-toi une nouvelle passion pour la spéléologie hiéroglyphique en voix d’extinction » ; je ne comprenais guère ses paroles ésotériques mais je n’osais lui poser aucune question.
