Poésie surréaliste NotesMat15

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Le goût du vrai chocolat pour un empereur vacillant

Le goût du vrai chocolat comme l’impression que j’ai eu en visitant la cathédrale de Messine ; et ainsi, je pouvais avancer que tout ce qui mordait la poussière dans cette ville d’Italie n’était autre qu’une série séparatiste de messies cinglant de leur langue imparfaite cette ancienne cité où nous avions atterri. La dérision avec le fouet, afin de mesurer ce qui avait trempé dans le café créole qu’on avait bu dans un ciboire ou cette cupidité qui trempait aussi dans le café créole : peut-être des souvenirs, avant tout, d’horizons yéménites après la grande messe de Satan.

Puis de nouveau le goût du métal après le chocolat ingéré et toutes ces choses dérangeantes qui paraissaient alourdir notre sac à dos sans jamais le poser toutefois.


Sans jamais le poser mais quand vint Isis, symbolisée par ce dernier carré de chocolat, des formations brûlantes de dépôts ou de minerais métalliques nous déposèrent dans cette grande casserole qui chauffait à des degrés providentiels. Ainsi brûlant, il me semblait que sa métaphysique africaine paraissait se distendre encore davantage…

Puis en nous couvrant de cloques et de fontes en acier, cette casserole, où il n’y avait que le silence appliqué à la lettre, était alors en ébullition : la métamorphose de tous les poèmes du monde par simple télépathie quand on touchait son manche. Cette métamorphose, jadis décrite par le goût du vrai chocolat lui-même, n’était que la métaphore de cette larme de serpent qui, en se noyant, produisait, un tantinet plus susceptible, sa métaphysique des grands océans et des planètes redevenues sauvages comme la nôtre.


Ce grand océan, où naviguaient les armées des spectres futurs, était secoué de météorites comme si il s’agissait, pour ces spectres, d’héberger notre trésor de guerre : le goût du vrai chocolat zélé au point d’en faire des métastases ou des images subliminales, défendues par le bon goût de nos synapses et ainsi cet arôme fût radicalement secondé par les aventures farfelues et amoureuses des cabines téléphoniques !