Quelques pétales de ciel blanc arraché pour troquer l’espace temps ; quelques pétales de ciel blanc qu’on pouvait trouver à pic pour recommencer toutes ces existences de privilégiés qu’on nous inflige alors qu’on n’était pas d’accord dès le départ… Des existences qui étaient possédés par une mémoire, aussi bien individuelle que collective.
Pour guider rapidement et à contre-courant la calanche des mercenaires ces pétales de ciel blanc couvraient les majestés en rut, leur lit où elles récupéraient de leur trop long sommeil, rouées ou lynchées selon le pays natal. Ces mercenaires ? Des scientifiques de l’ordre occulte qui étudiaient la plasticité du cerveau, ils étaient presque parvenus à hisser une équation à peine résolue en dehors de leurs univers nous liant pour toujours aux jacinthes kafkaïennes.
Des embruns aux paupières pour plaire à ces mercenaires, des fillettes revenaient sur terre tandis que des emballages de supermarchés voltigeaient dans cet espace temps ; un lieu spatio-temporel pour contrarier la sérénité comme un démon, comme une bestiole excédant les hautes montagnes, ou comme cette quarantaine que le pays heureux des enfants joyeux avait peur de frôler, le voile du grand deuil dans les cheveux pour en venir à bout.
Comme un vide instrumentalisant le côtoiement des plaques d’égout aussi, la tortuosité pour que dalle, ou bien pour tous les enfants de ce pays crasseux mais l’injustice de la vie, de ce système inhumain était comme ça : comme éjectée ou comme crispée sur cette chronique d’une mort annoncée, comme disposée en cellules souches dans le laboratoire de ces scientifiques, aussi étrange que cela puisse paraître ; malgré l’odeur de terre qui se dégageait à chaque changement de leur trajectoire sexuelle, il y avait aussi de la poudre blanche dans leurs yeux livides, dans leurs pots de fleurs et dans leur éprouvette ovulatoire.