Poésie surréaliste NotesMat15

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Les Vénus de Laussel

Ce qui fascinait tellement les odeurs incendiaires des pierreries revenait à dire qu’un texte de Clacker pouvait sans mal les revitaliser : en dix pages cet écrit, que le froid mord en révélant les lattes du plancher, envoyait de gros bouillons de lacunes. Ces lacunes ? A la première page, au plus profond de leurs entrailles, ce furent des descriptions de films d’horreur très kitsch empruntant leur chronologie à une timeline je-m’en-foutiste.

À la page deux, pour désigner un référent, apparaissait l’expression kabyle, incandescente des porcheries, à l’heure la plus froide de la nuit ; tant de porcs ainsi voués aux jeux de hasard, tant d’évasions en dehors de ces porcheries que les jours de crêpe avaient fait tomber en cataractes ! En les reliant entre eux par des cristaux blancs, vert pâle, jaunes ou incolores, les penseurs reversaient à ces créatures du diable la somme gagnée par tous ces labels collectifs.

À la page trois, en se référant aux systèmes adverses, prédominaient ces kyrielles d’injures alchimiques ; quel labyrinthe la page suivante, cette page quatre qu’on racontait être du côté de Satan comme le kif qui se fume mélangé à du tabac ! Sans préface et sans jamais faire apparaître les préhistoriques hésitations que le navigateur rêvait de colorer chaque fois qu’Elles hésitaient à franchir le cap, ces sorcières, ces Vénus de Laussel !

Les Vénus de Laussel