La fin ! Ce ne pouvait être que la fin une nuit de sabbat ! Nuit de pleine lune s’accrochant à faire le pitre jusqu’au moindre recoin d’une épiphanie que les artistes à travers les âges confondaient avec l’oracle des saltimbanques tout en s’égarant dans les disques durs des computers… ce vide incessant au sein de l’humanité plongeant dans les puits sans fond, avant d’être distillé dans les sachets de bonbons sans trouver la moindre des fictions à son goût : des espèces de molécules, en descendant dans les veines via de nombreuses intraveineuses, peut-être aussi laissant comme cette orange sanguine qui coulait dans leur barbe, des taches sur le tapis de leur salon et les rendaient tous malades, cloués au lit avec les ruminations noires de ce marsupial mollusque, de ce chien-lézard ou de cette Océanie !
Lieu unique où même la fin des mots-clés que j’apprivoisais silencieusement, veillait à la santé et à leur hygiène et qui embarrassait tous les synopsis positifs racontant que Sam, l’alter-égo de Satan, décrocherait par sa magnifique complexité et par son commerce de l’esprit, le box-office américain ou européen finissant dans les poches des quartiers de la finance…
On évoquait qu’une photothèque du démon, perdue parmi les ordures qui ici et là s’écoulaient avec les égouts, transmettait et amplifiait par télépathie des séquences d’images sur ordinateur ; la fin brodait des parallèles que personne ne savait délier de leur sens, sur le tissu tendu, effrayant des angoisses sales pour faire entrer dans ce grand bureau de Washington l’idée folle de la récession.
Seuls ces initiés, de boyaux souterrains en boyaux intestinaux, pouvaient humer le romarin que ces parallèles dégageaient, qu’un écrivain entremêlait avec ses histoires, et disposaient leur finitude au gré des courants que le Finder de leur Macintosh échangeait pour un bois de santal : des méandres maudits que ces odeurs proposées lors des veillées d’armes ou pendant des révolutions russes, avec la fin du monde exorcisaient. Et qui, en se dissipant, éclairaient ainsi les plongées mystérieuses dans les ténèbres de leurs mécanismes perturbateurs et de leur paranormale activité… des pensées troubles dans leurs cerveaux encore endormis.
La fin du monde ? Sous un ciel de jade qui devenait noir et qui attisait les forces, elle avait un air et les lunettes de Trotsky en espérant quand même calmer un peu le jeu, sans ses plumes et sans leurs écailles et sans tout ce rififi qu’on avait attribué à leur commandant en chef révolutionnaire… avec des brouets de sorcellerie ou à coup de poings, pour donner du fil à retordre dans ce dark web on pouvait bien matérialiser, avec leurs avortons, Son phonographe en une monnaie comme des roupies.
Des pièces d’argent et de bronze aux coteaux des sites les plus bizarroïdes que Santa Claus transformait en phlébites pour avoir ce prétexte inhumain de se coucher entre les lignes de toutes les pages des manuscrits… un authentique travail de sape kafkaïen !
Quand le jus de l’orange sanguine tournoyait à s’y méprendre dans ces spirales infernales, ces textes permettaient d’expliciter ce qu’on était en droit d’attendre de leur résultat : la présence fantomatique d’une terre ne retenant que les toits pour rétablir, en contournant les données métaphysiques et virtuelles d’une jeune mais déjà légendaire nation démocratique, l’immaculée conception. Alors, d’un bourdonnement de disque dur qui avait fait naître de vieux films en accéléré qu’on devinait être formé par la fabrication de la résine de cannabis, des textes issus de la guerre du Kippour s’affichèrent avant d’émigrer virtuellement par les sortilèges de Santa Claus sur les panneaux publicitaires. Avant de connaître une fin atroce aussi.
Une fin sans paramètres mais avec la satiété des bestiaires méchamment aiguillonnés par des viols de cathédrales, alors seul souvenir du temps des Hommes, malgré son équivalent métaphysique et spirituel, gentiment réapparu lorsqu’on vida les entrailles, les sources des sanctuaires nargués, les poinçons que je tentais en vain de réconcilier et les architectures de ces diaboliques ordinateurs inventés par prémonitions et par peur du vide. Ce vide rôdant comme Burroughs pour rouir les sillages du chanvre à la recherche de la pierre philosophale, comme absorbé par ce traquenard !
