Poésie surréaliste NotesMat15

• •

Des yeux de merlan pour Marie Stuart ou pour le meilleur des mondes !

Toujours à Brisbane, sur le chevalet féerique que le mélange des genres et des styles sur des pierres de Rosette perdues mais tout aussi féeriques, ici et là, des méridiens plaçaient cette ville parmi les toiles exposées, les lois gravitationnelles uniques et les ventes de Tamagotchi à la sauvette comme Saint Pierre ; et il y avait aussi, paumées parmi des univers qui grappillaient le temps perdu, sur ce chevalet, les peintures de Manet dont ce balcon où l’on respirait cet air marin, bercé par de vacillant diadème et des colliers d’une autre trempe et qui ne venait pas de l’océan mais de ces tréteaux de comédiens, de malandrins qu’un urbanisme certain de ses convictions avait installé pour les beaux yeux de Marie Stuart et sa chaîne d’ecclésiastiques !

Fidèles à leur mandement mais passant le plus clair de son temps aux jeux de hasard ou de société, se déroulait ainsi leur lasse Annonciation… Annonciation d’évêques qui n’avaient pas le courage de lui faire des yeux de merlan couvert de farine avant la friture et évoqués dans le meilleur des mondes de Huxley mais qui prenaient des décisions pour leur maîtresse politique.

Et toutes ces nuits orageuses comme cette Annonciation, sur les tréteaux tandis que la fanfare des acteurs exaltant la cité de Saint-Pétersbourg et prévoyant qu’elle se livrerait à la débauche du hasard, tournaient au vinaigre ; l’une d’elles, par sa révélation que le meilleur des mondes de Huxley arrivait ce soir, racontait l’ascension d’une falaise escaladée à main nue…