Poésie surréaliste NotesMat15

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Les courants d’air presque taoïstes

Des courants d’air, aux battements conjoints, qui remplissent des fontaines ; des bouddhas, aux intentions absurdes, qui s’apprêtent à envahir la plaine arctique ou les sommets givrés de l’Antarctique ; et aussi des épingles, du papier, une lune livide et lexicale qui descend jusqu’aux grands cèdres pour faire de l’ombre, la nuit comme le jour suivant son cours, à d’autres entités : peut-être ces bouddhas qui ne peuvent suivre le rythme endiablé de mes nuits, et qui ont paré le lieu où je cherche encore une idée, perdu dans les schémas et les brouillons de la Cora-Hummer 7, d’une aura singulièrement spirituelle.

Ces courants d’air, formant un monde très cinématographique, correspondant à un numéro lui-aussi imaginaire, emmaillotés ou criblés de lierre, ils génèrent dans les cocons, qui partagent les mêmes souvenirs déchirants, les défauts et les failles et tous les crashs des disques durs, internes comme externes.

Avant de sombrer ici, dès l’entrée du donjon, en ravivant un agréable goût d’encre de Chine, leur poudre noire pleut doucement dans les souterrains du métro ; ou descendant le long des cuisses des nymphettes : tentation démoniaque que seul le Bouddha récuse !